Newsletters Mars 2016 - Expertise : hôtel du XVIIIe décor de Gypserie

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La chapelle royale de Versailles

L’importance du constat d’état face à la conservation de la statuaire

La chapelle royale de Versailles se distingue notamment par une trentaine de statues placées sur la balustrade. Leur finesse d’expression et d’exécution en font les joyaux de cette architecture. Comment sont-elles arrivées jusqu’à nous et comment les préserver ? Nos premières observations nous ont montré un état de conservation globalement moyen. Toutefois, une observation plus rapprochée, nous a permis d’identifier certaines altérations et dispositions qui soulevaient plusieurs problématiques. Leur état de conservation global ne traduit pas d’importantes pathologies, mais plutôt une érosion de surface importante. Celle-ci associée à de petites lacunes ponctuelles affectent principalement la lecture symbolique de ces œuvres et en touchent leur caractère malgré les petites dimensions en jeu. Par ailleurs, nos relevés de la face arrière des statues ont mis en évidence de nombreuses reprises par incrustation de bouchons de pierre dont la nature est très similaire à celle d’origine et sont peu visibles. Nos investigations nous font alors suspecter des réparations issues de la manutention et dépose des statues, lors de la campagne de 1870 sous Questel, plus qu’à des reprises de pathologies de la pierre. La manipulation de ces statues nécessiteraient aujourd’hui d’infinies précautions. C’est donc à la lumière d’une observation fine et croisée entre les constats des matériaux et altérations que les problématiques de la conservation de cette statuaire se révèlent dans toute leur fragilité.

MOA = EP Versailles ; MOE = Frédéric Didier ACMH